Voici, en primeur, la deuxième sélection du Roman des Romands, dont le Prix (doté de 15'000 Frs) sera remis en janvier prochain. Rappelons que cette initiative — faire lire et rencontrer aux lycéens, gymnasiens, collégiens romands la fine fleur des écrivains dans ce pays — est due à Fabienne Althaus, enseignante au Collège de Saussure, qui n'a ménagé ni son temps ni son énergie pour mettre sur pied ce Prix, soutenu par tous les cantons romands.
Les auteurs sélectionnés cette année sont au nombre de onze (6 hommes et 5 femmes). Après une première sélection 2009 très « provinciale », et à vrai dire assez médiocre (on ne comptait, à mon sens, que trois véritables écrivains : Pascale Kramer, Yasmine Char et Alain Bagnoud), la sélection de cette année semble plus équilibrée. Les grands éditeurs n'ont pas été oubliés (mis à part l'Âge d'Homme, le plus important éditeur de Suisse romande !). Tous ces ouvrages ont déjà été ou feront l'objet d'une note de lecture dès que je les aurai lus…
BURRI, Julien. Poupée. Campiche.
CHATELAIN, Sylviane. Dans un instant. Campiche.
FONTANET, Mathilde. L’Etang. Metropolis.
GAULIS, Marie. Lauriers amers. Zoé.
GLIKINE Alexandre. Alypios. Ed La Différence
LOVEY, Catherine. Un roman russe et drôle. Zoé.
MEIZOZ, Jérôme. Fantômes. Ed D’en Bas
REVAZ, Noëlle. Efina. Gallimard.
SANDOZ, Thomas. Même en en Terre. Ed D’autre part.
SONNAY, Jean-François. Le pont. Campiche.
TESTA, Philippe. Sonny. Navarino.
Un seul regret : les trois meilleurs livres parus en Suisse romande cette année ne font pas partie de cette liste ! Les voici :
1) Cancer du Capricorne, de Jean-Jacques Busino (Rivages, 2009).
2) Saga Le Corbusier, de Nicolas Verdan (Campiche, 2009).
3) La Chute de l'Homme, d'Antonio Albanese (l'Âge d'Homme, 2009). Prix des Auditeurs de la RSR 2010.
Tous les médias du monde l'ont présenté comme un scoop. L'armée israélienne a arraisonné samedi un bateau irlandais qui faisait route vers Gaza avec des vivres et du matériel humanitaire. Cela n'étonnera personne. Puisque l'État hébreux dicte sa loi sur toute cette partie de la Méditerranée. Ce qui est étonnant, c'est que l'intervention s'est faite sans violence. C'est le scoop. Aucun coup. Pas une goutte de sang. Il faut dire que le Rachel Corrie, à bord duquel voyageaient 15 personnes de nationalité irlandaise et malaisienne ne transportait aucun terroriste-barbu-islamiste-enragé admirateur de Ben Laden. Mais, au contraire, du beau monde. Un prix Nobel de la paix irlandais et un ancien responsable de l'ONU. Ceci explique sans doute cela.