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larrain

  • Genève rencontre New York (4)

    DownloadedFile-1.jpegOn ne présente plus Michèle et Michel Auer (visitez leur site ici). Ou les Auer. Ou Michèle et Michel. Depuis près de quarante ans, ils vivent pour et par la photographie. Leur collection d'anciens appareils est l'une des plus riches au monde. Quant aux images qu'ils ont rassemblées ici et là, de photographes célèbres ou peu connus, en noir et blanc et en couleur, elles sont innombrables. Rappelons que leur fondation pour la photographie ouvrira bientôt ses portes, à Hermance, pour une série d'expostions prévue à partir du mois de juin de cette année.

    C'est une vingtaine de photos, triées sur le volet, qu'ils ont exposées à New York, dans un lieu improbable et magnifique : l'atelier du photographe Gilles Larrain* (visitez son site ici) situé au cœur de Soho dans un ancien garage transformé en caverne d'Ali-Baba. IMG_0699.JPGParmi ces images, on trouve la mythique photo de ce promeneur endormi devant les gratte-ciels de Manhattan. Ou encore des calèches avançant sous la neige. Ou encore ces ouvriers cassant la croûte sur une poutrelle du 50ème étage de l'Empire State building. Une manière de rendre hommage à la fois à New York — ville photogénique s'il en est — et à ses photographes. Gilles Larrain, qui fut l'un des premiers photographes de Miles Davis, nous a accueillis avec chaleur et générosité, sur des musiques de flamenco.

    IMG_0697.JPGOn le voit ici avec son épouse et Sami Kanaan, responsable genevois de la Culture.

    Le soir, découverte du Merkin Concert Hall, à quelques pas du Lincoln Center, à l'ouest de Central Park. Autre lieu magnifique et prestigieux. La salle accueille trois jeunes solistes de l'Orchestre International de Genève (dont la fondation est dirigée par Dominique Föllmi, ancien chef de l'Instruction publique, et présent à New York). Au programmes des festivités, Kalkbrenner et Marescoti (variations sur un thème de Rousseau, car Jean-Jacques fut aussi musicien, et copiste de partitions), Ravel, Liszt, Brahms et Mendelssohn.

    Les vedettes de ce soir sont au nombre de trois. IMG_0705.JPGTrois magnifiques musiciens genevois qui ont déjà une belle carrière derrière eux. Louis Schwizgebel, d'abord, pianiste aux doigts de fée, subtil, fougueux, toujours précis et clair (son « Ondine », extrait de Gaspard de la Nuit de Maurice Ravel, restera dans les mémoires). François Sochard, violoniste au son pur et profond, chatoyant, accompagnait Schwitgebel dans les Danses hongroises de Brahms. Quant à Lionel Cottet, violoncelle, il n'était pas en reste. Il a rejoint ses camarades pour le Trio N°1 de Mendelssohn, ajoutant de l'ampleur et de la profondeur aux voix du piano et du violon.

    C'est peu dire que les jeunes solistes de l'OIG ont impressionné l'auditoire. Ils ont été acclamés longuement. Le public new yorkais a été épaté par la performance du pianiste (qui suit les cours de la fameuse Julliard School), comme par celle de ses acolytes. À qui une belle et longue carrière est promise. Même si la concurrence, en matière de musique, est aujourd'hui plus vive que jamais.

    * Le hasard a voulu que la photo de Michèle et Michel Auer qui illustre ce billet ait été prise par… Gilles Larrain. Je ne le savais pas, l'ayant trouvée sur Internet. Rendons donc à Gilles ce qui lui appartient!