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Le triste adieu aux cinémas


images-2.jpegIl y a quatre ans, presque jour pour jour, le cinéma Central, rue Chantepoulet, fermait ses portes. Le cinéma de mon quartier. Une véritable institution. Il diffusait des films français, italiens, suisses bien sûr. Des films qu’on ne voyait nulle part ailleurs. Il a fermé ses portes discrètement. Pas un mot dans la presse ou à la télévision. Un magasin de mode l’a déjà remplacé.

Avant lui, il y a eu le Plaza, le Cinébref, le Hollywood, le Broadway (qui rassemblait, tout de même, près de 100'000 spectateurs par année). images-3.jpegEn une vingtaine d’années, Genève a perdu une dizaine de salles de cinéma. Bien sûr, elles ont été remplacées par des salles Multiplex, où l’odeur écœurante du pop-corn et des nachos vous saisit à la gorge dès que vous franchissez la porte. Il se disait, déjà, à l'époque, que ces salles multiples allaient mal, elles aussi, qu’elles n'étaient pas rentables et que bientôt, sans doute, elles laisseraient la place à d’autres magasins de fringues ou de chaussures de luxe. Le cinéphile (vous, moi) en serait réduit à acheter des DVD (ou à télécharger les films sur le Net pour pas un rond), puis à les visionner chez lui. Il ne serait plus obligé de sortir de son salon pour aller au cinéma.

images-4.jpegAujourd'hui, c'est au tour du Rialto — un autre cinéma mythique — de fermer ses portes. Deux raisons invoquées par Pathé qui louait les locaux : une inexorable baisse de la fréquentation des salles (7 en tout) et la nouvelle concurrence du Multiplex ouvert à La Praille (pourtant bien éloigné du centre-ville). Pour les habitants du quartier de la gare (et de la rive droite en général), c'est une perte immense : mis à part Balexert (encore un centre commercial !), il ne reste plus que le vaillant Nord-Sud, rue de la Servette, pour étancher notre soif d'images…

S'il faut en croire son propriétaire, le cinéma, au Rialto, c'est fini. Il n'y aura plus jamais de salles obscures dans les sous-sols de Cornavin. Alors que faire de cet endroit mythique ? L'hôtel Cornavin (rendu célèbre par Tintin et L'Affaire Tournesol) pourrait s'aggrandir et reprendre une partie des locaux. Mais le reste ?

Voici une proposition de Raymonde Poof, inspirée par le célèbre reporter belge, qui me paraît extrêmement intéressante. Qu'en pensez-vous ?

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